Si vous lisez ceci, c’est soit que vous êtes un ami curieux, soit que vous êtes arrivé(e) par pur hasard et que vous n’avez absolument rien de mieux à faire. Peu importe, ça me fait un immense bonheur de te voir commencer à lire mes tout premiers articles. Bienvenue sur le blog, ou comme j’aime l’appeler : mon journal de bord public.
Je vous le dis tout de suite : je ne suis pas là pour vous bombarder de courriels (votre boîte d’indésirables est déjà assez remplie), ni pour vous lister les « 20 meilleures façons d’être heureux » (parce qu’on s’entend, si c’était si simple, on ne serait pas ici). Et je ne vous dirai surtout pas que la vie est un arc-en-ciel rempli de licornes qui font des selfies.
La vérité, c’est ça : Je suis ici pour vous raconter mon histoire avec la dépression, la bipolarité, et tout ce qui touche à ce sujet tellement stigmatisé, tellement mal compris.
L’idée de ce blog m’est venue après avoir commencé à écrire, simplement pour vider mon sac. Je dois être honnête : au départ, j’en voulais encore à ma mère. Je croyais que son rôle dans ma vie était la raison de tous mes malheurs. Je voulais publier ça, rendre publics mes ressentis les plus sombres.
Aujourd’hui, je me rends compte que cette pauvre maman tentait juste, par tous les moyens, de garder sa fille à flot. Je réalise maintenant qu’elle est une partie essentielle de moi. C’est clair : sans elle, je ne serais plus là.
Alors, cet article n’est pas un règlement de comptes. C’est un hommage. Il est dédié à la personne qui est ma raison d’exister, mon modèle, tout comme ma mémère qui me manque tant (elle nous a quittés il y a 4 ans). Deux femmes fortes qui m’ont appris, par leur résilience, qu’il ne faut jamais avoir peur d’affronter la vie.
Bienvenue dans mon monde. Installez-vous confortablement.
L’encre noire et les accusations faciles.
“La dépression majeure pendant 13 ans, c’est long. C’est tellement long que la ligne entre la maladie et qui je suis vraiment devient floue. Mon diagnostic de bipolarité (et peut-être de tripolarité) n’a fait qu’ajouter au chaos.
Dans cet état, on cherche des coupables. C’est plus simple que d’accepter que le coupable, c’est le chimique dans ta tête. Pour moi, le coupable, c’était elle. Ma mère. Je croyais qu’elle était trop proche, trop exigeante, qu’elle ne comprenait jamais rien.
C’est là que j’ai commencé à écrire. Je n’écrivais pas pour guérir, j’écrivais pour accuser. Je voulais noircir le papier de ma douleur et, en la rendant publique, je croyais que ma souffrance serait enfin validée. Mon objectif ? Simplement la rendre responsable, à mes yeux, de ma propre destruction. C’était mon bas-fond. L’endroit où la maladie te fait croire que tu es la victime d’absolument tout, sauf de ton cerveau.
Quand le miroir a retourné le blâme.
“Puis, le choc. J’ai relu. Ces mots, écrits avec tant de haine et de certitude, ont commencé à sonner faux. J’ai vu ma mère non pas comme la source du problème, mais comme celle qui tenait la barque pendant la tempête.
J’ai réalisé que pendant que j’étais plongée dans le chaos et la maladie, elle était en train de lutter pour moi. Elle n’essayait pas de me nuire ; elle essayait de me garder en vie, sans même avoir le mode d’emploi pour la bipolarité. C’est ça, la vérité : elle a tout fait, même quand j’ai tout rejeté.
Le vrai début de ma guérison n’est pas arrivé avec un médicament, mais avec la compréhension. Comprendre qu’elle n’était pas mon bourreau, mais ma plus grande alliée. Et que le vrai chemin vers ‘Je Suis Moi’, c’est de laisser aller la rancune pour embrasser le pardon. Surtout le pardon envers soi-même.
Le courage en héritage : l’ADN de la résilience.
Aujourd’hui, cet article est pour elles : ma mère, mon modèle de persévérance, et ma mémère, qui me manque. Ces deux femmes fortes n’ont jamais eu peur de se lever pour affronter la vie, et elles m’ont donné, sans le savoir, l’ADN de la résilience. C’est leur force que je veux partager ici.
Sur ‘Je Suis Moi’, nous allons parler de mon passé difficile, oui. Mais surtout de mon présent et de l’espoir. Je suis la preuve que la dépression et la bipolarité ne sont pas une fin. Elles sont le début d’une autre vie.

Si tu te sens perdu(e) ou seul(e) aujourd’hui, retiens ça : tu n’es pas seul(e). Jamais.
Bienvenue dans l’aventure. On commence ensemble
As-tu déjà ressenti ça ? Partage ton histoire ici.
En crise? Compose le 988 ou le 911.


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