Qui suis-je ? Cette question, je me la pose souvent. Je suis quelqu’un de curieuse, d’avide d’apprendre, qui aime les défis. Mais je suis surtout quelqu’un de très sensible, qui attache une grande importance à l’honnêteté, la compassion et l’amour.
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L’Âme au Microscope
Qui suis-je ? Cette question, je me la pose souvent. Je suis quelqu’un de curieuse, d’avide d’apprendre, qui aime les défis. Mais je suis surtout quelqu’un de très sensible, qui attache une grande importance à l’honnêteté, la compassion et l’amour.
En tant que personne mélancolique mais déterminée à ne pas l’être, j’ai souvent ressenti le poids des préjugés. Surtout après cette journée du 8 octobre 2013. C’est pourquoi j’ai décidé de partager mon parcours, avec ses hauts et ses bas, dans l’espoir de susciter un peu plus de compassion et d’empathie.
Je vais être très transparente : j’ai frôlé l’abîme à trois reprises. La première fois a été la plus critique. Et la seule raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui, c’est que la maladie a mal calculé son coup.
Seul face à l’abîme : La noirceur du 22e
Je me souviens de ce jour comme si c’était hier : un mélange de désespoir et d’épuisement. C’était le jour de mes 22 ans, deux jours après l’anniversaire de mon fils. Le contraste était saisissant avec la noirceur qui m’envahissait.
Un adieu à la vie. Les médicaments commençaient à faire effet. Une lourdeur envahissait mon corps, mon esprit s’embrouillait. Je fermai les yeux, imaginant déjà la paix éternelle. »« C’était l’échec de l’acte lui-même, mais c’était aussi la main qui s’est tendue. Mon chaos n’a pas gagné la bataille. Quelqu’un l’a intercepté.
La voix qui transperce le brouillard
J’entendis la porte d’entrée. C’était mon frère. Sa voix inquiète me tira de ma torpeur. Il frappait doucement, m’appelait par le surnom qu’il m’avait donné lorsqu’il était petit. J’ouvris un œil, à peine consciente. Sa voix, remplie d’une compassion infinie, me transperça.
Dans cet instant, j’ai compris que je ne pouvais pas le laisser ainsi. Je ne pouvais pas lui infliger cette douleur. Entourée d’infirmières, les bips incessants des machines, la blancheur des murs… Tout semblait se fondre dans un brouillard cotonneux. Ce souvenir, aussi douloureux soit-il, est devenu une source d’inspiration pour moi.
Ce que je retiens de l’hôpital, c’est seulement un regard. Celui de mon frère, les yeux larmoyants. C’était comme si un voile s’était levé, révélant une facette de lui que je ne connaissais pas.

Mon message à ceux qui luttent
Aujourd’hui, je vois en lui un homme extraordinaire, un père dévoué, un compagnon aimant. Il est l’incarnation de toutes les valeurs que j’admire. Et cet homme, MON petit frère, qui me rend si fière, m’a sauvé la vie il y a de ça 11 ans. Je lui en serai toujours reconnaissante.
Je suis reconnaissante d’être vivante. Je suis fière de mon frère. Mais je sais aussi que beaucoup d’autres personnes souffrent en silence. La compassion est ce qui m’a permis de traverser cette épreuve. C’est ce qui peut sauver des vies.
Alors, ne craignons pas de parler de nos difficultés, de demander de l’aide et d’entourer ceux qui en ont besoin. Ensemble, nous pouvons créer un monde où la santé mentale est une priorité. C’est pourquoi j’ai créé ce blog. Pour vous partager mes histoires. Et peut-être sauver des vies.
Ton échec n’est pas ta fin
Si vous êtes en détresse, si vous pensez que la seule issue est la fin, s’il vous plaît, utilisez mon échec comme votre force. La souffrance est réelle, mais la mort n’est pas la seule échappatoire.
L’amour est la première médication. Si vous n’êtes pas capable d’appeler pour vous-même, donnez le téléphone à la personne qui vous aime le plus fort. Laissez-vous sauver.


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