On s’imagine toujours la “Maman Ours” comme celle qui protège ses petits. Mais qu’est-ce qui arrive quand cette “Maman Ours” devient aussi une “Maman Insécure” ?
Récemment, j’ai fait une grosse réalisation : je deviens une guerrière sans même qu’il y ait une guerre. Dans le tourbillon de notre famille recomposée, avec Jaden à temps plein, et mes enfants Ayton et Kylie une semaine sur deux, mon radar à “amour” est toujours allumé. Je surveille chaque geste, chaque regard, chaque attention que Kim porte à Jaden par rapport aux miens. À la moindre impression qu’elle le favorise, mon sang ne fait qu’un tour. Je me choque après elle, je m’emballe, je monte sur mes grands chevaux.
Au fond, ce n’est pas de la méchanceté envers Kim. C’est juste ma peur, tellement grande, que mes enfants ne soient pas aimés autant qu’ils le méritent. C’est ma propre insécurité qui projette ses films d’horreur dans ma tête. Et le pire ? C’est que je sais, au fond de moi, que je me fais peut-être des idées. Je travaille fort pour corriger ça. Pour apprendre à respirer avant de réagir. Parce que je réalise que ma “Maman Ours” fait parfois plus de dégâts que de protection dans notre maison.
Et vous, dans tout ça ?
Je sais que je ne suis pas la seule à vivre ça. La famille recomposée, c’est comme essayer de monter un meuble IKEA sans le manuel, avec des pièces qui viennent de trois boîtes différentes. On est toutes un peu “Maman Ours”, on est toutes un peu insécures à chercher des preuves d’amour pour nos petits.
Comment ça se passe, chez vous, la répartition de l’affection ? Est-ce que vous aussi, vous avez ce petit réflexe de comparer, de mesurer, de surveiller ? Est-ce que vous arrivez à lâcher prise, ou est-ce que votre “ours” intérieur a toujours une patte levée, prête à griffer pour protéger votre territoire affectif ?
Je veux qu’on soit vraies, là. On n’est pas des monstres, on est juste des mamans qui ont peur. On est des mamans qui veulent, plus que tout, que nos enfants se sentent les numéros 1 dans notre nouveau nid. Partagez-moi vos tactiques, vos chicanes, vos moments de doute. On est une gang, et on a besoin de savoir qu’on n’est pas seules à jongler avec ces émotions-là.


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