Oublie le divan, donne-moi un Labrador (et des croquettes)

On va se dire les vraies affaires : depuis 13 ans que je collectionne les diagnostics comme des cartes Pokémon (bipolarité, dépression, nommez-les, je les ai !), j’en ai usé, des fonds de chaises dans les salles d’attente.

CLSC, travailleurs sociaux, psys qui te regardent avec ce petit air de pitié mélangé à de la concentration intense… Je ne dis pas que c’est inutile, loin de là. Il faut faire le travail, avec ou sans pilules. Mais entre vous et moi, essayer d’expliquer mes montagnes russes émotives à quelqu’un qui me coûte 100 $ de l’heure et qui finit toujours par me demander « Et comment ça vous fait sentir ? », ça a ses limites. Personnellement, j’étais souvent plus efficace pour rendre mon psy mal à l’aise que pour me guérir moi-même.

Et c’est là que ma vraie thérapeute est entrée dans ma vie. Elle n’a pas de diplôme au mur, mais elle a une queue qui bat la mesure : Lady.

Le cadeau qui change tout

Au départ, l’amour inconditionnel pour les animaux, je trouvais ça un peu « quétaine ». Un peu trop Pinterest pour être vrai. Mais quand tu touches le fond du baril, tu réalises qu’un amour sans jugement, sans attentes et SANS FACTURE à la fin de la séance, c’est la seule affaire qui tient la route.

Lady se sacre pas mal que je sois intense ou en mode « légume ». Sa seule préoccupation existentielle, c’est de savoir si le bruit du sac de biscuits était réel ou si j’ai juste éternué. Ça, mes amis, ça décharge une pression monumentale.

Le moment où j’ai compris

Je me rappellerai toujours ce soir-là. J’étais en pleine crise, les larmes qui coulent pour une niaiserie (ou pour la vie au grand complet, on perd le fil). J’étais dans le mode “fond de cave” de ma bipolarité.

Lady s’est approchée. Elle n’a pas fait sa folle comme d’habitude. Elle a juste léché une seule larme. Un petit coup de langue délicat, comme si elle essuyait ma peine avec son pouce. Elle m’a dit sans un mot : « Hey, je te vois. C’est correct d’avoir mal. Je suis là. » Mon psy m’aurait tendu une boîte de Kleenex en regardant sa montre. Lady, elle, s’est couchée sur mes pieds.

Ma boussole à poils

La zoothérapie, c’est ça. Elle sait quand je déraille. Elle sait quand j’ai besoin de rire. Elle est mon alarme de rappel : quand elle s’énerve à 17h30 pour son souper, elle me rappelle que moi aussi, je devrais peut-être lâcher l’ordi et manger.

La maladie mentale, ça demande de la patience, des soins et parfois de la chimie. Mais ça demande aussi de la chaleur brute. Mon psy m’a coûté une fortune en REER. Lady me coûte un sac de croquettes de temps en temps, et elle me donne tout le reste gratuitement.

Et chez vous ?

C’est quoi votre bouée de sauvetage quand le brouillard se lève ? Un sport ? Un psy ? Un chat qui vous juge du haut du frigo ?

Dites-moi ça en commentaire, je veux savoir qui sont vos alliés (poilus ou non) ! 👇✨

La vie sans filtre.

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