C’est le moment de l’annĂ©e oĂą tout le monde fait semblant que le simple fait de changer de calendrier va soudainement transformer leur ADN. “Nouveau moi, nouvelle vie !” Ben oui, Ginette, on y croit tous. On sait très bien que ton jus de kale du 2 janvier va ĂŞtre remplacĂ© par un sac de chips devant Netflix le 10, quand la rĂ©alitĂ© va venir te sacrer une volĂ©e.
Moi ? Mes résolutions pour 2026, c’est zéro, pi une barre.
J’ai passĂ© l’âge de me mentir Ă moi-mĂŞme pour fitter dans un moule qui craque de partout. J’ai dĂ©jĂ essayĂ© le forfait de gym “spĂ©cial remords” que j’ai payĂ© pendant 12 mois pour y aller deux fois (et une des deux fois, c’Ă©tait juste pour aller dire que j’avais perdu ma carte). J’ai dĂ©jĂ essayĂ© de me promettre de ne plus sacrer ou de devenir la maman parfaite qui fait des lunchs en forme de fleurs dĂ©coupĂ©es avec amour. Spoiler alert : j’ai fini par sacrer après mes lunchs ratĂ©s en garrochant le emporte-pièce dans le fond de l’armoire. C’est peine perdue.
On essaie de nous vendre que le 1er janvier, c’est une “page blanche”. Mais ma santĂ© mentale, elle, n’a pas besoin d’un calendrier pour me dire quand Ă©voluer. Ma bipolaritĂ© ne se dit pas : « Oh, c’est le 1er janvier, on va donner une chance Ă Jinny et rester stable par magie ». Non.
Mon cheminement, ce n’est pas une ligne droite avec un ruban de départ et une médaille au bout. C’est un joyeux bordel qui avance, qui recule, qui prend des pauses divan (quand j’en avais un !) et qui recommence dans le noir quand personne ne regarde. Ça, ça se passe 365 jours par année, pas juste quand les confettis tombent et que le champagne nous fait voir la vie en rose pour trois heures.
Alors, pour 2026, je vous souhaite de rester vous-mĂŞmes.
Soyez bizarres, soyez intenses, soyez fatiguĂ©s si c’est ça qui se passe. Soyez la personne qui pleure dans son auto parce que la dinde est trop sèche, ou celle qui rit trop fort parce qu’elle a enfin lâchĂ© prise sur la perfection. Mais de grâce, arrĂŞtez de vous inventer une vie que vous allez dĂ©tester dès la deuxième semaine de janvier parce qu’elle est trop lourde Ă porter.
Moi, je continue ma route de Mamacorn, un sarcasme à la fois, avec mes bas de laine troués et ma vérité pas toujours peignée.
Bonne année peoples de « chez nous » !
Essayez de ne pas trop vous étouffer avec vos bonnes intentions… la réalité va vous attendre demain matin avec une pile de vaisselle, de toute façon.


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