On va se le dire : se faire laisser après 4 ans et demi, c’est déjà l’enfer. Mais se faire dire, comme mot de la fin, « Je ne pourrai jamais t’aimer autant que toi tu m’aimes », c’est d’une violence rare. C’est comme si l’autre te remettait une facture pour ton trop-plein d’amour, en te disant que ta monnaie n’a plus de valeur.
J’ai une amie qui vit ça présentement. Et ça m’a fait réfléchir. Qu’est-ce qui se passe quand ce genre de choc frappe quelqu’un qui traîne déjà un bagage en santé mentale ?
Quand le hamster devient un monstre
Pour la majorité, une rupture, c’est une grosse peine. On pleure, on mange de la crème glacée, on finit par passer à autre chose. Mais pour ceux qui vivent avec de l’anxiété, une dépression ou un trouble de la personnalité, la rupture n’est pas une étape, c’est une menace de mort émotionnelle.
• Le rejet devient une vérité absolue : Le cerveau, déjà fragile, se met à hurler : « Tu vois ? T’es pas aimable. T’es trop intense. Personne ne pourra jamais rester. »
• L’effet domino : Le manque de sommeil et l’appétit qui part, ça peut déclencher une crise ou une rechute en un claquement de doigts. La stabilité qu’on a mis des mois à bâtir s’écroule comme un château de cartes.
La vérité sur le « Je ne t’aime pas assez »
Je vais vous dire de quoi : Aimer « trop », ce n’est pas une maladie. C’est une maudite belle qualité. Si quelqu’un te dit qu’il ne peut pas t’aimer autant, ce n’est pas parce que tu es défectueuse. C’est parce que LUI a atteint son plafond. C’est sa limite à lui, pas la tienne.
Il t’a rendu un service (cruel, mais nécessaire) : il a libéré la place pour quelqu’un qui aura assez de place dans son cœur pour recevoir tout ce que t’as à donner.
Comment on survit
Si tu te sens couler, voici comment on garde la tête hors de l’eau :
1. Gère juste le « Ici et Maintenant » : Arrête d’essayer d’analyser le passé ou de stresser pour le futur. À soir, on s’occupe juste du strict minimum. Une douche, un verre d’eau, une respiration. C’est tout ce que tu te dois présentement.
2. Le “No Contact” : Checker son Facebook ou ses photos, c’est comme se gratter une plaie avec un clou rouillé. Bloque, efface, respire. Protège ton cerveau.
3. Occupe tes mains : Sortez votre crochet, vos crayons, vos pinceaux. Quand tes mains travaillent, ton hamster a moins de gaz pour courir. C’est thérapeutique, point final.
4. Brise le silence (Maintenant) : Ne reste pas seule à fixer ton plafond. Appelle ta meilleure amie, ta mère, ta sœur… peu importe, mais appelle quelqu’un qui t’aime pour vrai. T’as pas besoin de faire de phrases complexes, juste de ne pas être seule avec ton hamster. Commence par cette personne-là qui va répondre au téléphone.
Le mot de la fin
À mon amie, et à toutes celles qui se sentent brisées : Tu n’es pas « trop ». Tu es entière. Sa capacité à t’aimer n’est pas la mesure de ta valeur.
On ne meurt pas d’un cœur brisé, même si on a l’impression d’étouffer. On se reconstruit, une maille à la fois, jusqu’à ce qu’on réalise que la personne la plus importante à aimer, c’est celle qui reste quand tout le monde est parti : TOI.
On lâche pas la cible!
— Jinny


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